La communion de l’âme avec le Christ

Poursuivons la lecture du livre « Le Ministère de la Guérison » (partie 8) :

Depuis le donjon d’Hérode, désappointé et perplexe concernant l’œuvre du Sauveur, Jean-Baptiste observait et attendait. Il envoya deux de ses disciples à Jésus avec ce message:

“Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre?” Matthieu 11:3.

Le Sauveur ne répondit pas immédiatement à la question des disciples. Tandis que ceux-ci attendaient, étonnés par le silence du Maître, les affligés venaient au Christ. La voix du grand Médecin pénétrait dans les oreilles des sourds. Un mot, un attouchement de sa main, ouvrait les yeux aveugles à la lumière du jour, aux paysages de la nature, aux visages de leurs amis et à celui de leur libérateur. Sa voix frappait les oreilles des mourants, et ils se levaient, remplis de santé et de force. Des démoniaques paralysés obéissaient à sa parole, leur folie les quittait, et ils l’adoraient. Les pauvres, paysans et ouvriers, méprisés par les rabbins qui les considéraient comme impurs, se groupaient autour de Jésus. Il leur disait les paroles de la vie éternelle.

Ainsi passa la journée. Les disciples de Jean virent et entendirent tout cela. Finalement, Jésus les appela à lui. Il les renvoya vers Jean pour lui dire ce qu’ils avaient vu et entendu, ajoutant: “Heureux celui pour qui je ne serai pas une occasion de chute!” Matthieu 11:6. Les disciples transmirent le message, et cela fut suffisant.

Jean se souvint de la prophétie concernant le Messie: “L’Eternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux; il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la liberté, et aux prisonniers la délivrance; pour publier une année de grâce de l’Eternel…, pour consoler tous les affligés.” Ésaïe 61:1, 2. Jésus de Nazareth était celui qui avait été promis. Les preuves de sa divinité étaient visibles dans son ministère en faveur d’une humanité souffrante. Sa gloire se manifestait dans sa condescendance pour notre humble condition.

Les œuvres du Christ révèlent non seulement que Jésus est bien le Messie, mais aussi comment son royaume doit être établi. La vérité révélée à Elie dans le désert fut aussi révélée à Jean quand “il y eut un vent fort et violent qui déchirait les montagnes et brisait les rochers: l’Eternel n’était pas dans le vent. Et après le vent, ce fut un tremblement de terre: l’Eternel n’était pas dans le tremblement de terre. Et après le tremblement de terre, un feu: l’Eternel n’était pas dans le feu. Et après le feu, un murmure doux et léger.” 1 Rois 19:11, 12. Jésus ne devait donc pas accomplir son œuvre en renversant trônes et royaumes, ni par de pompeuses manifestations extérieures, mais en parlant aux cœurs des hommes par une vie de miséricorde et de renoncement.

Le royaume de Dieu ne vient pas par des manifestations extérieures. Il vient par la douce inspiration de sa Parole, par le travail intérieur de son Esprit, par la communion de l’âme avec le Christ qui est sa vie. La plus grande manifestation de sa puissance peut se constater quand la nature humaine est amenée à la perfection du caractère du Christ.

Les disciples du Christ doivent être la lumière du monde. Mais Dieu ne leur demande pas de faire un effort pour briller. Il n’approuve aucune tentative imbue de propre justice pour déployer une piété supérieure. Il désire que leur âme soit imprégnée des principes des cieux. Ensuite, quand ils sont en contact avec le monde, ils révèlent la lumière qui est en eux. Leur fidélité inébranlable dans chaque acte de leur vie sera un moyen d’illumination.

Richesse et position en vue, vêtements onéreux, édifices ou ameublement somptueux ne sont pas essentiels à l’avancement de l’œuvre de Dieu; pas plus que les réussites applaudies par les hommes et n’encourageant que la vanité. Les manifestations mondaines, quelque imposantes qu’elles soient, n’ont aucune valeur aux yeux de Dieu. Plus que le visible et le temporel, il apprécie l’invisible et l’éternel. Les premiers n’ont de valeur que dans la mesure où ils représentent les seconds. Les œuvres d’art les mieux choisies n’ont aucune beauté comparable à celle du caractère, lequel est le fruit de l’œuvre du Saint-Esprit dans l’âme.

Quand Dieu donna son Fils à notre monde, il dota les êtres humains de richesses impérissables. Des richesses auprès desquelles les trésors des hommes, accumulés depuis le début du monde, ne sont que néant. Le Christ est venu sur la terre et s’est tenu au milieu des enfants des hommes chargé de tout l’amour accumulé dans l’éternité. Voilà le trésor, que nous pouvons recevoir par notre communion avec lui, pour le révéler, le donner.

– Le Ministère de la Guérison, Pages 29 – 30

A propos A. Becker

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