Porter du fruit – missionnaire dans les (grandes) villes

Jonah – mission to the Cities. Click here for the English version of this article (which is slightly different)!

Le livre de Jonas et ses leçons pour nous

Ou : Une prédication sur Jonas

Jona« Lève-toi, va à (…) la grande ville. »Jonas 1.2a (Ostervald)

« Je puis tout par Christ, qui me fortifie. » Philippiens 4.13 (Ostervald)

 

L’appel d’aller à la rencontre des citadins

Le livre de Jonas nous parle d’un appel de se rendre dans la grande ville : Jonas, en tant que précurseur des disciples du Nouveau Testament (Mt 28.18-20), s’entend dire d’aller à Ninive, qui pour lui est la capitale même de l’idolâtrie (1). En même temps, ce livre nous appelle d’aller dans les grandes villes – pour chercher ceux qui sont perdus.

Un réveil spirituel – apprendre à prier

Cette histoire nous parle également d’un réveil spirituel – celui de Jonas : Jonas dormait sur le bateau – il avait besoin d’être réveillé. Par conséquent, suivre l’exemple de Jonas (partager la bonne nouvelle avec les citadins) va favoriser le réveil spirituel !

« Dans le ventre du poisson, Jonas se met à prier. Le capitaine du bateau lui avait demandé en vain: « Invoque ton Dieu » (Jon 1.6). À présent dans une situation désespérée, Jonas commence à prier, et il ne fait pas semblant. Il aura fallu une situation aussi désespérée pour que finalement il fasse ce qu’il aurait dû faire depuis le début. La prière de Jonas est pareille à un psaume d’actions de grâces. Ce genre de psaume comprend habituellement cinq parties :

1 : introduction
2 : description de l’affliction
3 : appel à l’aide
4 : rappel de l’action de Dieu
5 : promesse de garder un vœux et de témoigner de l’action salvatrice de Dieu.

C’est-à-dire, « Seigneur, si tu me sors de là, je promets de faire telle et telle choses ». Qui n’a jamais prié ainsi ? La question est la suivante : avez-vous fait ce que vous aviez promis de faire? » (2)

Jonas et les Adventistes du 7ème jour

Quelques Mission to the citiesparallèles :

1) Jonas a reçu deux appels. Nous aussi, nous avons reçu deux appels – nous sommes appelés à crier avec une voix forte : voir Apocalypse 14 et 18.2

2) Jonas avait du mal à obéir à Dieu. Et nous ? Depuis combien de temps est-ce que nous avons reçu l’appel d’évangéliser « les grands centres urbains sans délai, car le temps est court » (Ellen White, Lettre 168, 1909 / Evangéliser les villes, p. 27) ? Il nous a également été « montré que le travail à accomplir dans les grandes villes, n’a même pas été superficiellement entamé. Ce sujet du travail dans les grandes villes doit être une question vitale pour nous en tant qu’Eglise » (Ellen White, Lettre 42, 1909 / Evangéliser les villes, p. 27).

3) Comme Jonas, nous sommes exhortés à annoncer le jugement de Dieu (messages des trois anges, Apocalypse 14). Ceci dit, n’oublions pas ce que Jonas déclare au chapitre 4 verset 2 b : « Je savais que tu es un Dieu compatissant et miséricordieux... » Il est vital de se rappeler que Dieu nous aime, qu’il se soucie de chaque humain (même des animaux). Par conséquent, il veut le salut de tous !!!

Le parallèle entre la mission de Jonas et la notre est évident… Pourquoi être aussi hésitant que Jonas ?

Génération Ninive (ce paragraphe est tiré du cahier d’étude, 22/07/2015)

« Même avec « l’évangile éternel » au centre, Apocalypse 14.6-12 avertit également du jugement. L’évangile et le jugement ne vont pas l’un sans l’autre : l’évangile nous offre le moyen que Dieu a choisi pour éviter la condamnation que le jugement entraînerait sur nous tous, et ce, tout à fait logiquement.

On ne peut prêcher l’évangile de manière totalement efficace sans présenter aussi ces éléments. Le « politiquement correct » qui tend à édulcorer ces éléments pénibles, et à minimiser les différences entre les religions ou même entre différentes traditions chrétiennes, est très risqué. Certes, dans la mission, nous devons adapter notre présentation à ceux que nous essayons d’atteindre (la contextualisation), mais nous ne devons jamais le faire aux dépens du message que Dieu nous a donné à proclamer.

Le message que nous proclamons doit être celui de Dieu, et non pas le nôtre, ou même une version modifiée ou édulcorée de ce message. »

Les meilleures excuses du monde

Jonas avait de très bonnes excuses pour refuser, par exemple :
A) Il s’agissait d’une ville vraiment immense : Le Grand Ninive était 7 fois plus grand que le Grand Parisenviron 6.000 km² contre 849 km² (3 et 4). Imaginez-vous, vous devez aller à Paris et faire en sorte que tout le monde entende votre message. Et maintenant, imaginez-vous une ville SEPT fois plus grande que Paris… Tout cela tout seul. Personne ne va vous aider. Mission (humainement) impossible !

B) Il s’agissait d’un centre cosmopolite (5). Il s’agissait également d’une ville païenne. Ces gens-là, vont-ils vraiment écouter lorsqu’on leur parle de Dieu ?

C) Il s’agissait d’une ville qui était connu pour sa brutalité extrême. Jonas aurait pu se dire : « Je suis certain que les gens ne s’intéresseront pas à mon message. Du coup, il se peut qu’ils vont me tuer. Je ne veux pas risquer ma vie – surtout pas pour les Assyriens, nos pires ennemis ! »

D) Et finalement, Jonas aurait pu penser : « Comment je vais faire pour financer tout ce voyage missionnaire ? Cela va me coûter plus que ce que j’ai à la banque ! Dieu me demande de faire quelque chose d’impossible ! » (Peut-être que Dieu lui avait dit : « Prends déjà l’argent que tu as, je m’occupera de trouver l’argent qui te manque. » Ou : « Commence avec l’argent que tu as, je ferai en sorte que tu auras toujours suffisamment de moyens pour financer ce projet d’évangélisation! »

La tâche semblait tellement impossible ! (Jonas, pensait-il qu’il était plus intelligent que Dieu ?) Par conséquent, Jonas a décidé de prendre la fuite. Qui ne comprendrait pas ?

Difficultés à vue humaine

« En envisageant les difficultés et l’impossibilité apparente d’une telle mission, Jonas fut tenté de mettre en doute la sagesse de l’appel qui lui était adressé. A vues humaines, en effet, il semblait inutile de proclamer un message de ce genre dans cette ville orgueilleuse. (…) La mission confiée à Jonas comportait une lourde responsabilité ; mais celui qui l’en avait chargé était capable de le soutenir et de l’aider à s’en acquitter fidèlement. S’il avait obéi sans hésitation, il aurait évité bien des épreuves et reçu d’abondantes bénédictions. » – Ellen White, Prophètes et Rois, p. 204

Finalement, Jonas a dû se rendre compte que ses excuses n’étaient pas valables. Alors, qu’en est-il de mes propres excuses ?

La bible ne cache pas les points faibles de ses personnages

« Jonas est décrit comme un serviteur du Seigneur dans 2 Rois 14.25, mais dans le livre qui porte son nom, il apparaît plutôt comme une figure mélancolique et tragique. C’est une marque d’intégrité et de fiabilité de la Bible qu’il soit décrit de manière aussi franche. La tendance humaine, naturelle, d’un auteur serait de cacher les aspects moins acceptables des héros bibliques. Mais sous l’inspiration de l’Esprit, les auteurs bibliques présentent aussi bien les côtés vaillants que mesquins de la vie des gens, côtés qui illustrent la vérité suivante : peu importe que ces personnages aient été faibles ou désagréables, Dieu est capable d’œuvrer à travers eux s’ils le veulent bien. » (6)

Le chiffre 40 dans la bible

Le chiffre 40 désigne soit une période de grâce (40 années pour la ville de Jéricho, 40 jours pour la ville de Ninive), soit une période de préparation (les 40 années de Moïse dans le désert pour se préparer pour son ministère, 40 années dans le désert pour se préparer pour la terre promise, les 40 jours de Jésus dans le désert pour se préparer pour son ministère).

Dater le voyage de Jonas

Ici, plusieurs aspects sont à prendre en compte :

1) Selon 2 Rois 14.25, Jonas était prophète lors du règne de Jéroboam II (environ 786–746 avant J.-C.).

2) Certains pensent que Dieu aurait déjà préparé le cœur des Ninivites pour recevoir le message de Jonas – notamment par une éclipse de soleil totale, qui à l’époque ne pouvait pas être prévue, le 15 juin 763 avant J.-C. Par conséquent, nous pouvons dire que Jonas s’est probablement rendu à Ninive entre 763 et 746 avant J.-C.

3) « Si nous estimons que Jonas est un récit historique, la date est aussi limitée par la destruction de Ninive en 612 avant J.-C., donc évidemment Jonas a dû se rendre à Ninive avant cette date. » (7)

Des traces extra-bibliques semblent confirmer le récit biblique

Ninive « se situait sur la rive est (gauche) du Tigre, dans les faubourgs de la ville moderne de Mossoul, en Irak, dont le centre se trouve de l’autre côté du fleuve. Les deux sites principaux de la cité sont les collines de Kuyunjik et de Nebī Yūnus » (Nebī Yūnus signifie « le prophète Jonas ») – (8). Le monticule Nebī Yūnus avait une hauteur de 33 mètres. (9)

Il se peut que Jonas se soit installé à Ninive

Selon la tradition musulmane, Jonas n’est pas retourné en Palestine. Par contre, il serait resté à Ninive et a passé sa vie à enseigner le vrai Dieu à ses habitants repentants (10). Si cela était vrai, Jonas aurait décidé de consacrer le restant de ses jours à ce peuple païen. Quel changement dans sa vie !

(1) Cahier de l’école du Sabbat, 20/07/2015
(2) Cahier de l’école du Sabbat, 21/07/2015
(3) Superficie de Ninive : trois jours de marche (Jonas 3.3) est l’équivalent d’au moins 3 fois 30 km. A partir du chiffre 90 nous pouvons calculer une superficie de plus de 6.000 km²
(4) Superficie du Grand Paris
(5)
Easton’s Bible Dictionary
(6) Cahier de l’école du Sabbat, 19/07/2015
(7)
« Jonas – l’Épître de la Grâce Déchaînée », Stephen John March, p. 21
(8) https://fr.wikipedia.org/wiki/Ninive
(9) La bible Thompson, p. 1831
(10) « Jonas – l’Épître de la Grâce Déchaînée », Stephen John March, p. 238 ; voir aussi : Various locations associated with Jonah

Voir aussi :

Pour aller plus loin :

« Ceux qui ont reçu la semence dans une bonne terre, ce sont ceux qui écoutent la Parole, qui la reçoivent, et qui portent du fruit, un grain trente, un autre soixante, et un autre cent. »Marc 4.20 (Ostervald)

« Car la charité de Christ nous presse, étant persuadés que si un est mort pour tous, tous donc sont morts. »2 Corinthiens 5.14 (Ostervald)

Des outils (pour passer à l’action) :

Polycopies (pour la distribution lors d’une campagne d’évangélisation : Sermon Handouts – French)

Pour approfondir l’étude du livre de Jonas :

Pour mieux comprendre le livre de Jonas (deux livres non adventistes) :

  • Ninive et l’Ancien Testament, par André Parrot, Delachaux et Niestlé Editeurs, Neuchâtel, 1970
  • Jonas – l’Épître de la Grâce Déchaînée, par Stephen John March

English language material:

– Here are three exciting tools with ideas for urban ministry (SDA book and matching websites):

  1. Hive life – God’s end-time strategy and your role in it
  2. The beehives
  3. Beesinessman (a blog with videos)

See also:

By the way, where does the term “beehive” in SDA literature come from? Look no further:

« During the past few years, the “beehive” in San Francisco has been indeed a busy one. Many lines of Christian effort have been carried forward by our brethren and sisters there. These included

  • visiting the sick and destitute,
  • finding homes for orphans,
  • and work for the unemployed;
  • nursing the sick,
  • and teaching the truth from house to house;
  • the distribution of literature,
  • and the conducting of classes on healthful living and
  • the care of the sick.
  • A school for the children has been conducted in the basement of the Laguna Street meeting-house.
  • For a time a working men’s home and medical mission was maintained.
  • On Market Street, near the city hall, there were treatment rooms, operated as a branch of the Helena Sanitarium.
  • In the same locality was a health food store.
  • Nearer the center of the city, not far from the Call building, was conducted a vegetarian cafe, which was open six days in the week, and entirely closed on the Sabbath.
  • Along the water front, ship mission work was carried on.
  • At various times our ministers conducted meetings in large halls in the city.

Thus the warning message was given by many.«  – The Review and Herald, July 5, 1906 (Ministry to the Cities, p. 190; Welfare Ministry, p. 112; Pastoral Ministry, Page 117).

Several vidoes relating to « Mission to the Cities »:

For a background on the book of Jonah:

A song:

Oh Jonah, by The Golden Jubilee Quartet (mp3)

Spanish language tools:

La epopeya de Jonás – Pastor Bullón (video)

A propos A. Becker

Lire, écouter et regarder des encouragements selon la bible (par ex. des prédications adventistes) - pour grandir dans la foi !
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