Apo. 15 et 16 – Les sept derniers fléaux

Quelques commentaires (extraits du guide d’étude de la bible, disponible en ligne)

Pourquoi Dieu envoie-t-Il des fléaux lorsqu’il n’y a plus la possibilité

de repentance?

Les séductions et les fléaux de la crise finale exposent la vérité sur

Satan et ceux qui le suivent (2 Thess. 2:10-12). Ce n’est pas la faute

à Dieu que les méchants ne soient pas sauvés. Ni la grâce de Dieu

(Romains 2:4) ni les fléaux de la fin des temps (Apo. 16:9, 11, 21) ne

suscitent le repentir chez eux. Les perdus ont endurci leurs coeurs dans

ce qu’ils ont choisi. Ainsi, même la destruction des méchants glorifie

le caractère de Dieu à la fin (Apocalypse 15:3, 4). Ils se sont rendus

dangereux en face du salut, et ainsi, Dieu, tristement, les laisse dans

leurs choix (Osée 11:7, 8). Même après le millénium et une exposition

plus claire du caractère de Dieu, rien dans leur caractère ne peut changer

(Apo. 20:7-10). Les fléaux exposent leur indignité à hériter l’éternité et

font valoir le jugement de Dieu dans chaque cas.

 

La signification symbolique de l’Euphrate dans Apocalypse 16:12

Quel est le sens de l’Euphrate dans Apocalypse 16:12? Nous ne

devons pas rester dans le doute lorsque le texte lui-même définit un symbole.

Apocalypse 17:1 présente une explication de l’une des coupes de

malheur, celle qui a quelque chose à voir avec l’eau. Elle doit se référer

à la sixième peste, parce que la femme qui est assise sur l’eau s’appelle

Babylone (Apocalypse 17:5), et les « grandes eaux » de Babylone

décrivent le fleuve de l’Euphrate (Jérémie 51:13).

Le sens du fleuve est donné dans Apocalypse 17:15. Les eaux du verset

1 « ce sont des peuples, des foules, des nations et des langues » (Apo.

17:15 BFC). En d’autres termes, les pouvoirs civils et laïques du monde

entier. Ces pouvoirs donnent leur allégeance à Babylone pendant une

courte période (Apo. 17:3, 12, 13), forment une confédération mondiale

du temps de la fin en opposition à Dieu et à Son peuple.

 

Deux évangiles dans l’Apocalypse

Les trois anges d’Apocalypse 14:6-12 proclament ensemble le message

de l’évangile final au monde. Ce que beaucoup de lecteurs de

l’Apocalypse ont manqué est l’évangile contrefait, qui est également

proclamé au monde dans l’Apocalypse 16:13, 14.

Le dragon, la bête et le faux prophète (la trinité contrefaite d’Apocalypse

13) produisent chacun de sa bouche un esprit impur semblable

à une grenouille (Apo. 16:13). Selon le verset 14, ces grenouilles sont

des « esprits de démons » qui sortent pour aller chez les rois du monde

entier afin de les regrouper pour la bataille d’Armageddon (voir aussi

Apo. 16:16). Les démons sont des mauvais anges; de même, il y a trois

saints anges de Dieu qui oeuvrent par l’intermédiaire de l’église du reste

de Dieu pour présenter le vrai évangile dans le chapitre 14, en opposition

aux trois anges maléfiques qui présentent un faux évangile aux chapitres

13 et 16.

Les deux « évangiles » vont à tout le monde (Apo. 14:6, 16:14). Ce

faux évangile est également décrit dans 2 Thessaloniciens 2:9-12 et

Matthieu 24:24-27. Ceux qui ne prennent pas ces paroles de l’Écriture

au sérieux seront séduits dans la crise finale.

 

Cyrus le Perse et la seconde moitié de l’Apocalypse

Dans Apocalypse 16:12, l’assèchement de l’Euphrate, ce fleuve qui

est un soutien politique et militaire du système de Babylone (Jérémie

50:37, 38; Jérémie 51:35, 36) prépare la voie aux rois de l’orient. Cette

brève description rappelle comment les armées de Cyrus sont venues du

nord et de l’est de Babylone. Les ingénieurs de Cyrus avaient creusé une

dépression dans la vallée pour détourner le débit de l’Euphrate, permettant

aux soldats de Cyrus de marcher sous les portes de la rivière pour entrer

dans la ville. En calculant le détournement de l’Euphrate à coïncider avec

la fête à l’intérieur de la ville, les soldats de Cyrus découvrirent que les

gardes ivres n’avaient pas complètement baissé les grillages aux endroits ou

la rivière entrait dans la ville. Les soldats se précipitèrent dans la ville,

conquirent le royaume et tuèrent le roi, Belschatsar (comme décrit dans Daniel 5).

Dans les mois et les années qui suivirent, Cyrus a amorcé un processus dans lequel

les restes dispersés d’Israël furent encouragés à rentrer chez eux et à reconstruire

le temple et la ville de Jérusalem.

Remarquez la séquence totale une fois de plus: dans l’Ancien Testament,

Cyrus, roi des Perses, assécha littéralement le fleuve Euphrate afin de

conquérir Babylone et libérer Israël. Ce récit définit clairement l’arrière-

plan de la dernière partie du livre de l’Apocalypse. Dans le livre

de l’Apocalypse, les eaux du fleuve Euphrate à la fin des temps tarissent

pour faire place à un Cyrus (les « rois de l’orient ») de la fin des temps

qui conquiert Babylone de la fin des temps pour délivrer Israël de la fin

des temps! La sous-structure narrative fondamentale de la bataille d’Armageddon

est ancrée dans l’histoire de Cyrus et de la chute de Babylone de

l’Ancien Testament.

 

Le sens d’Armageddon,

Le mot « Armageddon » est vraiment Har-Magedon en grec. Apocalypse 16:16

explique que le mot est issu de l’hébreu. En Hébreu har signifie montagne.

Donc le sens le plus naturel d’Armageddon est « Montagne de Megiddo ».

Le problème est qu’il n’y a aucune montagne dans le

monde entier nommé Megiddo. Il y a les eaux de Megiddo (Juges 5:19),

une vallée de Megiddo (2 Chroniques 35: 22) et une ville de Megiddo

(1Rois 9:15). D’autres suggèrent « montagne de massacre » (basé sur Zach. 12:11)

ou « Montagne de l’assemblée » (en faisant écho à Ésaïe 14:13).

Le dictionnaire « Anchor Bible » conclut que la meilleure explication de

Har-Magedon est de l’associer à la montagne qui domine les eaux, la vallée

et la ville de Megiddo, le mont Carmel. Le mont Carmel est l’endroit où

Élie a invoqué le feu du ciel sur la terre pour démontrer qui est le vrai

Dieu (Apo. 13:13, 14). Dans les derniers jours de l’histoire de la terre, il

y aura une confrontation entre le vrai Dieu (Apocalypse 4 et 5) et le trio

de la contrefaçon (Apo. 16:13, 14); entre les trois anges (Apo. 14:6-12) et

les trois grenouilles. Dans cette bataille finale, le feu tombera sur l’autel

contrefait (Apo. 13:13, 14), mais le vrai Dieu sera reconnu comme juste à

la fin (Apocalypse 15:3, 4).

Pour aller plus loin :

A propos A. Becker

Lire, écouter et regarder des encouragements selon la bible (par ex. des prédications adventistes) - pour grandir dans la foi !
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