Apo. 17 – Le jugement de Babylone

Apo 171) Comment comprendre les couleurs de la robe de la femme dont il est question en Apo. 17.4 (pourpre/rouge foncé tirant sur le violet et écarlate/rouge vif) ? Y aurait-il un lien avec les couleurs dans la tenue du Souverain Sacrificateur dans l’Ancien Testament (bleu, pourpre, cramoisi/rouge profond) ?

Réponse : a) Il n’y a pas de référence biblique à l’appui de l’idée que les prostituées étaient habituellement vêtues de pourpre et d’écarlate. Ceci dit, le passage de Jérémie 4.30 nous parle d’une des couleurs dont nous parle Apo. 17 : « Et quand tu auras été détruite, que feras-tu? Quoique tu te revêtes de pourpre, que tu te pares d’ornements d’or, et que tu te peignes les yeux avec du fard, tu t’embellis en vain; ceux qui t’aimaient t’ont méprisée; ils chercheront ta vie. » Il semble qu’il s’agit ici de la description physique d’une prostituée. Ceci pourrait nous permettre de dire qu’Apo 17.4 fait allusion à une prostituée (ce qui nous permet de faire le lien avec la femme d’Apo. 17.1-2). Ce qui est également à remarquer, c’est que l’habit de cette prostituée pourrait faire référence à celui du souverain sacrificateur (Exode 28:5). Certes, la tenue du souverain sacrificateur incluait la couleur bleue. Mais est-ce que la prostituée ne souhaite pas prendre la place du souverain sacrificateur céleste (de Jésus), puisqu’elle prétend pouvoir pardonner les péchés ? (Ainsi, elle se met à la place du Christ.) Alors, nous avons ici une contrefaçon du véritable souverain sacrificateur. Cette contrefaçon n’est tout de même pas parfaite, puisqu’elle ne reprend pas toutes les couleurs du souverain sacrificateur. Par conséquent, celle ou celui qui sonde les écritures pourra facilement détecter la différence entre l’original est la contrefaçon. Est-ce que je prends le temps de sonder les écritures ? Sinon, je risque de me faire séduire, je risque de tomber dans les pièges de l’adversaire. . .

b) Voici une citation d’Ellen White : « La puissance qui, durant tant de siècles, a exercé un règne despotique sur tous les monarques de la chrétienté, c’est Rome. La pourpre et l’écarlate, l’or, les pierres précieuses et les perles dont cette femme est parée rappellent d’une manière frappante la magnificence et la pompe plus que royales de la cour de Rome. En outre, aucun pouvoir humain n’a été “ivre du sang des saints” comme l’église qui a si cruellement persécuté les disciples de Jésus-Christ… » (TS 412-413).

Les deux couleurs ensembles (violet et écarlate) sont caractéristiques pour la curie romaine.

2) Certains pensent que « dans une vision, le prophète peut être transporté à n’importe quelle époque et n’importe où, mais les explications de la vision au prophète, afin de donner un sens, doivent se situer par rapport à l’époque et l’endroit du prophète. » Ce principe pose  problème lorsqu’il s’agit d’interpréter les sept rois et le huitième roi d’Apo. 17.

Réponse : a) Le principe désiré ci-dessus, de lier l’explication de l’ange à l’époque réelle du prophète, ne convient pas toujours. Par exemple, dans Dan. 9:25 le début de l’explication se situe à une date encore future pour le prophète (« Depuis le moment où la parole a annoncé que Jérusalem sera rebâtie… »). Dans Dan. 12:11, l’explication a lieu à une époque encore plus lointaine de la perspective du prophète. Elle traite du début des 1290 jours-années (« Depuis le temps où cessera le sacrifice perpétuel, et où sera dressée l’abomination du dévastateur… »). Dans Apo. 22:10-11, l’époque réelle de l’explication est le temps de la fin et même la fin du temps de grâce.

« Et il me dit : ne scelle point les paroles de la prophétie de ce livre. Car le temps est proche. Que celui qui est injuste soit encore injuste, que celui qui est souillé se souille encore ; et que le juste pratique encore la justice, et que celui qui est saint se sanctifie encore. » (Apo. 22:10-11)

Dans Apo. 17 le temps présent est aussi l’époque de la grande prostituée qui est assise sur la bête, c’est, après l’apparition de l’Église catholique romaine, quand elle est déjà mère de prostituées et déjà ivre du sang des saints. En d’autres termes, le contexte dans lequel l’explication de l’ange est donnée est le temps de la fin, et non pas l’époque de l’apôtre (Apo. 17:8).

b) Qui sont les sept rois ou royaumes ? (Vous trouverez plus d’informations dans l’article suivant : « Identifier Babylone comme étant la papauté. Objections actuelles et réponses ».)

3) L’Apocalypse est construite sur les prophéties apocalyptiques de Daniel, qui ont commencé avec Babylone. Les empires universels suivants sont bien connus :

  1. Babylone.
  2. Mèdes et Perses.
  3. Grèce.
  4. Rome païenne.
  5. C’est la Rome papale soutenue par le Saint-Empire romain (remarquons que la tête mortellement blessée n’était pas la Rome païenne, mais la Rome papale. Dans Ap. 13, la Rome papale est présentée comme une autre bête que le dragon qui représente la Rome païenne à travers laquelle le diable a persécuté le peuple de Dieu). Elle « était, et elle n’est plus. Elle doit monter de l’abîme [parce qu’elle a reçu une blessure mortelle : Apo. 13:3-4], et aller à la perdition » (Apo. 17:8 ; voir Dan. 7:11, 26). ; 8:25). C’est « la bête qui était » (Apo. 17:11). C’est aussi la huitième qui est du nombre des sept (c’est la cinquième qui à la fin est restaurée : Apo. 17:11).

Jean nous place à l’heure de la fin, c’est-à-dire après que l’autorité politique de la papauté ait été blessée mortellement.

  1. Ce sont les autorités laïques qui ont commencé avec l’instauration de l’athéisme à la Révolution française et qui ont mis fin à l’union entre l’Église et l’État (Apo. 11:7-8 ; cf. Dan 11:40). Jean est placé au temps de la fin, car il dit que le sixième roi est (« un existe ») et que le suivant, le septième, « n’est pas encore venu, mais quand il viendra, il ne devra rester que peu de temps » (Apo. 17:10).
  2. C’est le gouvernement protestant des États-Unis qui rétablit l’autorité politique de la papauté (Apo. 13:12-13). La papauté est la huitième tête aujourd’hui restaurée et soutenue par le protestantisme.

– A partir de 1b), tout est basé sur les travaux du Dr. Alberto R. Treiyer.


Apocalypse 17.8

La bête écarlate est identifiée comme celle qui a été et n’est pas et va monter de l’abime et aller à la perdition. Cette phrase tripartite est, avant tout, une contrefaçon du nom divin, Yahvé – « qui est, qui était et qui vient » (Apocalypse 1:4, voir aussi Apo. 4:8). Cela décrit aussi d’autres points des trois phases de l’existence de la bête:

(1) La bête « était ». Elle a existé dans le passé. Ses activités antérieures ont duré pendant la période prophétique des 42 mois, également connue sous le nom de la période des 1260 jours prophétiques (voir Apo. 13:5, et leçon 9, dimanche).

(2) « N’est pas ». Avec sa blessure mortelle (voir Apo. 13:3), la bête est entrée dans sa phase de non-existence, du moins, en tant que persécutrice, depuis 1798. Elle a disparu pendant un certain temps de la scène mondiale; cependant, elle a survécu.

(3) Enfin, avec la guérison de la blessure mortelle, la bête va revenir à la vie en pleine rage satanique.Apocalypse 17 décrit la bête d’Apocalypse 13:1-8 au moment de la guérison de sa blessure mortelle. Sur cette bête ressuscitée aussi s’assied Babylone la prostituée. Une fois de plus, il y aura une union éphémère de la religion et de la politique, telle qu’elle existait au moyen-âge et la persécution se déclenchera.

« Que l’opposition, le fanatisme et l’intolérance s’élèvent; que les feux de la persécution se rallument, aussitôt les mal affermis et les hypo-crites abandonneront la foi, tandis que le vrai chrétien demeurera ferme comme un rocher, la foi plus forte et l’espérance plus radieuse qu’aux jours de la prospérité. »Ellen G. White, La tragédie des siècles, p. 532.

Quel avertissement devrions-nous tirer de ces paroles sur ce que notre expérience chrétienne doit être maintenant, avant même que les derniers évènements se déroulent?

– tiré du guide d’étude de la bible (19/03/2019)

Pour aller plus loin :

  1. Le jugement sur Babylone – commentaire Ellen White
  2. Le jugement sur Babylone – diapos
  3. L’Apocalypse – la Femme, la Bête et Babylone (documentaire avec Doug Batchelor)
  4. Ivre du sang des saints (clip vidéo)
  5. De Babel à Babylone (vidéo)
  6. Livre : Les deux Babylones (un classique)
  7. Comprendre le livre de Daniel et l’Apocalypse

A propos A. Becker

Lire, écouter et regarder des encouragements selon la bible (par ex. des prédications adventistes) - pour grandir dans la foi !
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