Apo. 21 – Les dimensions de la nouvelle Jérusalem

Ou : « Je fais toutes choses nouvelles. »

Ou : La nouvelle Jérusalem, un cube ?

Capture« La ville était bâtie en carré, et sa longueur était égale à sa largeur. Il mesura la ville avec la canne, et il la trouva de douze mille stades. Sa longueur, sa largeur et sa hauteur étaient égales. »Apocalypse 21.16 (Ostervald) ; voir aussi Ezéchiel 48.17,18,20,35

On pourrait aussi traduire : « Sa longueur, sa largeur et sa hauteur étaient identiques. »

Autrement dit : La hauteur du mur était identique à tous les endroits, le mur était d’une hauteur régulière (ce qui était quelque chose de très rare en Syrie-Palestine, voir ci-dessous).

Question 1 : Jean, voit-il un cube lorsqu’il voit la Nouvelle Jérusalem ?

Réponse 1 : Non, Jean ne voit pas de cube. Le texte nous donne une réponse très claire : « La ville était bâtie en carré ». (Apocalypse 21.16a) Jean n’écrit pas : « Sa longueur était égale à sa largeur qui était égale à sa hauteur. » Jean dit qu’elle est bâtie en carré, et puis il décrit un carré « sa longueur était égale à sa largeur. » Il ne décrit pas un cube.

Ensuite, Jean « mesura la ville » (Apocalypse 21.16a). Lorsqu’on mesure une ville, on mesure le périmètre. Jean nous dit que la ville a un périmètre de 12000 stades ou d’environ 2200km (ou : 1370 milles). Par conséquent, chaque coté était long d’environ 550km (2200 divisé par 4). A savoir : 550km correspondent environ à la distance Paris-Grenoble (à vol d’oiseau). Ainsi, la Nouvelle Jérusalem aurait une surface d’environ 300000km² (la même surface que l’Italie – ou l’état d’Arizona aux US). Ce qui est intéressant, c’est qu’au chapitre 21, nous retrouvons le chiffre 144000 : 12000 (le périmètre) multiplié par 12 (le nombre de portes, voir Apo. 21.21).

Ici, la question suivante se pose : Pourquoi Dieu donne-t-il tant de détails par rapport à la Nouvelle Jérusalem ? – Peut-être parce que c’est comme devant les tribunaux : Plus un rapport est détaillé, plus il est crédible ! Dieu veut que nous ayons confiance dans sa parole, surtout dans tout ce qui est écrit concernant notre avenir.

Certains comprennent que la ville soit un cube de 3000 stades (ou 550km) de côté – quelque chose qui n’est pas plausible si c’est littéral. Si la hauteur de la muraille était tellement incroyable (rappelons nous que le Mt Everest est haut de 8km), sa muraille haute de 70 mètres serait tout aussi ridicule. (Est-ce que cela voudrait dire que la ville aurait deux murailles ? Pas très logique…) De plus, une muraille haute de 550km bloquerait même les nuages les plus hauts (à 6km d’altitude). Par conséquent, on pourrait s’attendre à ce qu’il pleuve très souvent au niveau de cette muraille gigantesque (soit coté intérieur, soit coté extérieur).

Encore deux remarques par rapport à l’idée d’une muraille qui serait haute de 550km : 1) Une muraille doit être plus haute que les bâtiments de la ville, puisque la fonction d’une muraille et de protéger les bâtiments d’éventuels projectiles (un peu comme un emballage protège un produit). Par conséquent, la hauteur de la Nouvelle Jérusalem doit être inférieure à la hauteur de sa muraille (qui a une hauteur de 70m). – 2) Pour être stable, une muraille d’une hauteur de 10m doit être large d’environ 50cm. Par conséquent, une muraille d’une hauteur de 550km devrait être large de 25km. Ce qui veut dire que si la Nouvelle Jérusalem avait une muraille large de 25km, pour entrer dans la ville, il faudrait passer par un tunnel long de 25km…

D’autres croient que la ville peut être visualisée de façon cohérente : 1) La ville n’est pas un « cube ouvert ». 2) La muraille n’atteint pas les 550km (ou : 340 milles), mais les 144 coudées (voir Apo. 21.17), soit près de 70 mètres (ou : 76 yards). Ce que Jean voulait nous faire comprendre par rapport à la muraille était le fait que la hauteur de la muraille soit égale (ou : la même) sur toute son extension horizontale.

D’ailleurs, voici un renseignement utile :

« En Syrie-Palestine, les villes étaient de façon caractéristique entourées de murs irréguliers en raison de la topographie inégale du terrain. Dans les plaines d’Égypte et de Babylonie, toutefois, les villes pouvaient être entourées de murs carrés ou rectangulaires. » (David E. Aune, Revelation 17-22 [1998], 1160).

Cela peut expliquer pourquoi la description de Jean tente de renforcer l’idée que les murs de la Nouvelle Jérusalem ne seront pas sinueux, serpentant, et ne changeront pas de longueur, ni de largeur, ni de hauteur ici et là. Elle sera plutôt un carré parfait. (C’est en tout cas ce que dit le texte.)

Dans ce contexte, il est légitime de se questionner sur l’endroit où la Nouvelle Jérusalem descendra. Sera-ce sur une pente et, par conséquent, exigeant des mesures horizontales et verticales irrégulières comme l’ancienne Jérusalem et les autres villes de Palestine que Jean connaissait bien ? La prophétie de Zacharie qu’Ellen G. White a prise pour représenter l’endroit où la cité de Dieu descendra à la fin du millénium, nous montre que sa topographie sera plate. Par conséquent, la longueur et la hauteur de la ville pourront être proportionnelles. Lisons les détails donnés par Ellen G. White dans son livre La Tragédie des Siècles (p. 720) :

« Jésus-Christ s’arrête sur la montagne des Oliviers d’où il est monté au ciel après sa résurrection, et où les anges ont réitéré la promesse de son retour. “L’Éternel, mon Dieu, viendra, dit le prophète, et tous ses saints avec lui.” “Ses pieds se poseront en ce jour sur la montagne des Oliviers, qui est vis-à-vis de Jérusalem, du côté de l’orient ; la montagne des Oliviers se fendra par le milieu… et il se formera une très grande vallée.” “L’Éternel sera roi de toute la terre ; en ce jour-là, l’Éternel sera le seul Éternel, et son nom sera le seul nom.” Alors la nouvelle Jérusalem, éclatante de splendeur, descend du ciel et s’installe en un lieu purifié et préparé pour la recevoir. Puis le Rédempteur, accompagné de son peuple et de ses anges, fait son entrée dans la sainte cité ».

 

Question 2 : Selon Jean, la ville est-elle le temple ?

Réponse 2 : Dieu et l’Agneau sont le temple de la ville. (« Le Seigneur Dieu tout-puissant et l’Agneau en sont le temple. »Apo. 21.22b)

Posons-nous la question : le fait qu’une table a quatre pieds comme un lion nous permet-il de conclure que la table est devenue un lion ou le lion une table ? Bien sûr que non ! La conclusion forcée de confondre la ville avec un temple dissimule des tendances panthéistes. L’Apocalypse est claire en disant que le Seigneur est le temple de la ville, et non pas que la ville tout entière est un temple, ou pire encore, le lieu très saint.

En outre, nous n’avons pas à douter de la nature réelle et matérielle de la cité de Dieu. La déclaration suivante d’Ellen G. White est appropriée dans ce contexte.

« La crainte de trop matérialiser l’héritage éternel a poussé plusieurs personnes à spiritualiser, à rendre inconsistantes les promesses qui nous le décrivent comme notre demeure future. Jésus assura à ses disciples qu’il allait leur préparer des places dans la maison du Père. Or, ceux qui acceptent les enseignements de la Parole de Dieu ne sont pas laissés entièrement dans l’ignorance touchant ces demeures. Néanmoins, les choses que Dieu a préparées pour ceux qui l’aiment “sont des choses que l’œil n’a point vues, que l’oreille n’a point entendues”. La langue humaine est impuissante pour décrire la récompense des justes. Seuls pourront s’en rendre compte ceux qui la verront. Notre esprit borné est incapable de concevoir la gloire du paradis de Dieu. » (TS 733).

En bref, les dimensions de la ville de Dieu révèlent deux notions de base : la perfection et l’immensité. Sa beauté se voit dans ses proportions et son équilibre parfait, tout comme dans la description de son matériel. Son immensité est en harmonie avec la révélation d’une « grande foule, que personne ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, et de toute langue. Ils se tenaient devant le trône et devant l’agneau » et reconnaissent Dieu pour Son œuvre de rédemption (Ap. 7:9-10). Si une si grande foule tout au long des millénaires est sauvée, il y a de l’espoir pour moi qui suis un pécheur. La cité de Dieu n’est pas surpeuplée ; il y a des chambres pour tous ceux qui veulent y vivre. Voulez-vous accepter l’invitation du Seigneur à demeurer dans sa ville pour toujours ? Il sera Roi pour l’éternité, et nous n’essaierons pas d’avoir un autre roi, parce qu’aucun autre être vivant n’a donné sa vie pour nous.

Terminons avec un passage qui se trouve dans Premiers Écrits, qui nous exhorte à rêver de la cité de Dieu et de ses descriptions bibliques comme quelque chose de réel qui va nous rapprocher de plus en plus de Dieu si nous suivons son conseil.

 « Les joies véritables et les consolations du chrétien seront alors au ciel. Les âmes de ceux qui ont connu les puissances du monde à venir, qui ont goûté les joies célestes, ne sauraient plus se contenter des choses de cette terre. Ceux-là trouveront assez à faire dans leurs moments de loisir. Ils seront attirés vers Dieu ; ils auront avec le Dieu qu’ils aiment et qu’ils adorent une douce communion, car là où est leur trésor, là aussi sera leur cœur. Ils contempleront ce trésor : la sainte cité, la terre renouvelée, leur demeure éternelle. Et alors qu’ils méditent sur ces choses sublimes, pures et saintes, le ciel se rapproche d’eux. Ils sentent la puissance du Saint-Esprit, qui les éloigne de plus en plus du monde. Leurs principales joies sont dans les choses du ciel, leur paisible demeure. La puissance qui les attire vers Dieu et vers le ciel est si grande que rien ne saurait détourner leurs esprits de leur tâche importante : assurer le salut de l’âme, honorer et glorifier Dieu. » (PE 112-113).

Pour aller plus loin :

  1. De tout je fais du nouveau – commentaire Ellen White
  2. De tout je fais du nouveau – diapos – www.fustero.es
  3. Les mille ans : L’enlèvement secret, est-ce biblique ?
  4. Les 1000 ans de l’Apocalypse (vidéo)
  5. Daniel 11 et 12 : Lorsque Michaël se lève (vidéo)

English language material :

The heavenly Jerusalem (video based on Sabbath School lesson)

 

A propos A. Becker

Lire, écouter et regarder des encouragements selon la bible (par ex. des prédications adventistes) - pour grandir dans la foi !
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